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Denshattack! : le jeu complètement fou qui transforme les trains japonais en skateboards

Denshattack! : le jeu complètement fou qui transforme les trains japonais en skateboards

Un train japonais qui fait des kickflips.

Un train qui grind sur les rails.

Un train qui saute, glisse le long des murs et traverse un Japon futuriste à toute vitesse.

Non, ce n’est pas le pitch d’un anime complètement déjanté. C’est bien le principe de Denshattack!, l’un des jeux vidéo les plus improbables de 2026.

Développé par le studio espagnol Undercoders, le jeu prend un élément presque sacré de l’imaginaire japonais — le train — et décide de lui faire subir à peu près tout ce qu’un ingénieur ferroviaire raisonnable chercherait à éviter.

Le résultat est franchement difficile à classer.

Ce n’est pas vraiment un jeu de course.

Ce n’est pas exactement un jeu de plateforme.

Ce n’est évidemment pas une simulation ferroviaire.

C’est plutôt un mélange de skateboard, de jeu d’arcade, de plateforme 3D et de culture japonaise, avec des trains lancés dans des environnements où les lois de la gravité semblent avoir été définitivement abandonnées.

Et, contre toute attente, ça fonctionne.

Oubliez le Shinkansen : ici, le train fait du skate

Le concept de Denshattack! tient finalement en quelques secondes de vidéo.

Vous contrôlez un train.

Vous arrivez à pleine vitesse.

Une rampe apparaît.

Vous sautez.

Puis vous réalisez un trick en plein vol avant de retomber sur les rails.

Et si vous pensez que cette mécanique est déjà suffisamment absurde, le jeu vous permet également de grinder, de faire des ollies, des kickflips et de longer certaines surfaces comme si votre train était devenu une planche de skateboard géante.

Le principe rappelle évidemment les jeux de skate et notamment la philosophie des Tony Hawk’s Pro Skater, mais appliquée à un véhicule qui, dans la vraie vie, pèse plusieurs dizaines de tonnes.

C’est précisément cette absurdité qui fait le charme du jeu.

Le développeur ne cherche pas à rendre le train crédible.

Il cherche à rendre amusant le fait de conduire un train qui ne devrait absolument pas pouvoir faire ce qu’il fait.

La page officielle de Nintendo décrit d’ailleurs le titre comme un jeu où l’on enchaîne « flips, tricks et grinds » à bord d’un train défiant les lois de la gravité.

Et le concept fonctionne immédiatement à l’écran.

Denshattack!, c’est un peu Tony Hawk avec des trains japonais

La comparaison n’est pas seulement une formule facile.

Denshattack! repose véritablement sur une logique proche du jeu de skateboard.

Le joueur doit prendre de la vitesse, trouver les bons passages, utiliser l’environnement et enchaîner les figures.

Plus les mouvements sont maîtrisés, plus les scores peuvent grimper.

Le train devient donc progressivement un véhicule acrobatique.

Une idée suffisamment étrange pour être amusante avant même d’avoir lancé le jeu.

Le titre est d’ailleurs présenté officiellement comme un jeu de plateforme 3D basé sur les tricks, et non comme un simple jeu de course.

C’est une nuance importante.

Le but n’est pas simplement d’arriver premier.

Il faut apprendre à maîtriser son train.

Comprendre les trajectoires.

Prendre de la vitesse.

Repérer les éléments du décor utilisables pour réaliser des figures.

Et surtout éviter de se contenter d’aller tout droit.

Le jeu récompense davantage la maîtrise et le style que la simple vitesse.

Un Japon complètement transformé

C’est ici que Denshattack! devient particulièrement intéressant pour les amateurs de culture japonaise.

Le Japon représenté dans le jeu n’est pas exactement celui que connaissent les touristes.

Tokyo, Osaka, Kyushu ou Hokkaido sont bien présents, mais l’univers a été complètement transformé.

Dans le monde de Denshattack!, les grandes villes sont enfermées sous des dômes et une gigantesque corporation, Miraidō, exerce un contrôle considérable sur le pays.

Le joueur traverse ainsi un Japon reconnaissable mais largement fantasmé.

Les grandes villes sont toujours là.

Les trains aussi.

Mais tout semble avoir été poussé plusieurs crans plus loin.

Le résultat mélange références japonaises, science-fiction et esthétique de jeu d’arcade.

Et c’est probablement ce qui donne au titre son identité.

Un Japon post-apocalyptique, mais pas déprimant

On pourrait imaginer qu’un jeu présentant un Japon dévasté par une catastrophe climatique et placé sous le contrôle d’une mégacorporation soit particulièrement sombre.

Ce n’est absolument pas le cas.

Denshattack! préfère les couleurs vives, les personnages excentriques et l’humour.

Le Japon du jeu est dystopique, mais il n’est jamais traité comme un décor gris et dépressif.

Le joueur traverse des campagnes, des villes, des paysages naturels, des zones volcaniques et même des environnements maritimes.

La page officielle du jeu annonce un voyage allant de la campagne de Kyushu aux grandes métropoles comme Osaka et Tokyo, avant de pousser l’aventure jusqu’aux paysages enneigés d’Hokkaido.

Le pays devient ainsi une gigantesque aire de jeu.

Et c’est sans doute l’une des meilleures idées du titre.

Miraidō, le grand méchant de l’histoire

Derrière les figures acrobatiques et les courses complètement folles, Denshattack! possède évidemment une histoire.

Au centre du récit se trouve Miraidō, une puissante corporation qui contrôle une partie de ce Japon futuriste.

Le joueur rejoint progressivement un réseau de marginaux, de gangs et de rebelles qui s’opposent à cette organisation.

La présentation officielle parle d’ailleurs d’une aventure destinée à vaincre la société Miraidō aux côtés d’un groupe d’outsiders.

Le jeu ne cherche cependant pas à transformer son propos en manifeste politique.

Le scénario sert surtout de prétexte pour voyager à travers ce Japon complètement réinventé.

C’est probablement une bonne décision.

Denshattack! fonctionne avant tout grâce à son univers et à son gameplay.

Pas besoin de lui coller une intrigue compliquée pour justifier l’existence d’un train qui fait des saltos.

Une héroïne qui commence… en livrant des ramens

L’une des particularités du jeu est que l’aventure ne commence pas avec une héroïne déjà présentée comme une guerrière ou une experte.

Selon la présentation du jeu, le joueur débute avec une jeune livreuse de ramens.

Puis l’aventure prend progressivement une autre dimension.

Cette idée est plutôt amusante parce qu’elle correspond parfaitement au ton général du titre.

On part d’une activité très banale dans un Japon reconnaissable — livrer des ramens — avant de se retrouver à faire des figures impossibles avec un train dans un pays futuriste contrôlé par une mégacorporation.

Le contraste est volontaire.

Et il donne au jeu une personnalité que beaucoup de productions plus sérieuses n’ont pas.

Le train devient le personnage principal

C’est peut-être la plus grande réussite de Denshattack!.

Le jeu aurait pu utiliser les trains comme simple gimmick.

Il aurait pu proposer quelques locomotives japonaises dans un jeu de course classique.

Ce n’est pas le choix fait par Undercoders.

Le train est véritablement au centre de l’expérience.

Le joueur peut personnaliser son véhicule et améliorer son apparence.

Mais surtout, il doit apprendre à le manier.

Le jeu transforme progressivement une machine lourde et rigide en quelque chose qui ressemble presque à un personnage.

Un train peut être rapide.

Un autre peut être davantage orienté vers les figures.

Et la personnalisation permet de donner à son véhicule une identité propre.

La présentation officielle insiste justement sur le caractère personnalisable du train et sur l’importance du score et des tricks.

Les trains japonais sont méconnaissables

Le jeu ne cherche d’ailleurs pas toujours à reproduire fidèlement les trains japonais existants.

Il s’amuse avec leur esthétique.

La page Steam parle de trains japonais « réinventés », affrontés au cours de l’aventure.

C’est une approche qui correspond parfaitement au reste du jeu.

Le Japon réel sert de point de départ.

Puis Undercoders le transforme.

Un train japonais devient une machine acrobatique.

Une gare devient un élément de parcours.

Une ville devient une immense piste.

Le paysage devient une succession de rampes et d’obstacles.

Ce n’est pas du réalisme.

Et heureusement.

Pourquoi le choix du train est-il aussi malin ?

Parce que le train possède une place particulière dans la culture japonaise.

Au Japon, le ferroviaire n’est pas simplement un moyen de transport.

C’est un élément essentiel de la vie quotidienne.

Le réseau est immense.

Les trains sont utilisés quotidiennement par des millions de personnes.

Le Shinkansen est devenu l’un des symboles technologiques les plus connus du pays.

Et il existe au Japon une véritable culture ferroviaire, avec ses passionnés, ses trains régionaux, ses gares, ses lignes historiques et ses nombreuses catégories de matériel roulant.

Denshattack! prend donc quelque chose de très sérieux et très quotidien pour en faire une énorme plaisanterie vidéoludique.

C’est précisément ce décalage qui fonctionne.

Un jeu japonais ? Pas vraiment

Voilà un détail que l’article original oubliait complètement.

Malgré son univers entièrement tourné vers le Japon, Denshattack! n’est pas développé par un studio japonais.

Le développeur est Undercoders, un studio espagnol.

Cela rend finalement le projet encore plus intéressant.

Des développeurs occidentaux se sont emparés d’un imaginaire extrêmement japonais pour créer une œuvre qui mélange références locales et culture vidéoludique internationale.

Et ils ne cherchent manifestement pas à reproduire le Japon de manière réaliste.

Ils en proposent une version fantasmée, colorée et complètement déjantée.

C’est un Japon vu à travers le prisme du jeu vidéo.

Le résultat rappelle l’époque où les jeux vidéo n’avaient peur de rien

Il y a quelque chose de délicieusement années 1990 dans Denshattack!.

À une époque où les jeux vidéo japonais pouvaient transformer n’importe quelle idée en concept de jeu — un hérisson supersonique, un plombier qui mange des champignons, un chasseur de monstres ou un jeu de rythme complètement absurde — l’idée d’un train faisant du skateboard aurait parfaitement pu trouver sa place.

Aujourd’hui, les grosses productions cherchent souvent à justifier chaque mécanique.

Denshattack! fait exactement l’inverse.

Il semble partir d’une question beaucoup plus simple :

« Et si un train pouvait faire du skateboard ? »

Puis il construit tout un jeu autour de la réponse.

Et franchement, c’est rafraîchissant.

Un succès critique qui dépasse le simple concept amusant

Le jeu aurait pu être un sympathique projet indépendant reposant uniquement sur son idée.

Il semble avoir réussi à aller plus loin.

Depuis sa sortie en 2026, Denshattack! a reçu un accueil critique particulièrement favorable. Metacritic affiche actuellement un score de 88 sur 100 à partir de 43 critiques, tandis que Steam affiche des évaluations extrêmement positives des joueurs.

La presse spécialisée a également beaucoup insisté sur son mélange inhabituel de skateboard et de ferroviaire.

The Japan Times a résumé le concept avec une formule particulièrement efficace : « Tony Hawk with Japanese trains ».

Difficile de trouver une description plus simple.

Une curiosité à découvrir pour les amateurs de Japon

Denshattack! n’est évidemment pas un documentaire sur le Japon.

Et il ne faut surtout pas le prendre comme tel.

Son Japon est déformé, futuriste et complètement fantaisiste.

Mais c’est justement ce qui le rend intéressant.

Le jeu montre comment certains éléments de la culture japonaise peuvent être réinterprétés par un studio étranger.

Les trains.

Les villes.

Les paysages.

La nourriture.

L’esthétique urbaine.

Le contraste entre modernité et nature.

Tout cela est mélangé dans un gigantesque terrain de jeu.

Et plutôt que de chercher à être réaliste, Denshattack! assume complètement son côté cartoon.

Le train le plus improbable de 2026

Il y avait probablement des dizaines de façons de concevoir un jeu vidéo autour des trains japonais.

Faire une simulation ferroviaire.

Reproduire le Shinkansen.

Créer un jeu de gestion.

Proposer une aventure contemplative.

Undercoders a choisi une autre voie.

Prendre un train et lui apprendre à faire du skateboard.

C’est idiot.

C’est improbable.

C’est parfois complètement excessif.

Mais c’est surtout une excellente idée de jeu vidéo.

Et dans un secteur où les productions cherchent souvent à être toujours plus réalistes, plus grandes et plus sérieuses, Denshattack! rappelle une chose essentielle : un bon concept peut parfois tenir en une seule phrase.

Un train.

Un Japon futuriste.

Des rails transformés en skatepark.

Et beaucoup, beaucoup de vitesse.

Le jeu est disponible depuis juillet 2026 sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2.

Si vous aimez le Japon, les jeux indépendants et les concepts complètement improbables, difficile de trouver plus original cette année.

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