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Le mochi : quand une tradition japonaise peut devenir dangereuse

Le mochi : quand une tradition japonaise peut devenir dangereuse

Chaque début d’année, les médias japonais relaient malheureusement le même type de faits divers : des personnes, souvent âgées, s’étouffent en consommant des mochi, ces célèbres gâteaux de riz gluant associés aux célébrations du Nouvel An.

Bien qu’ils soient l’un des symboles les plus populaires des fêtes japonaises, les mochis sont également connus pour représenter un risque réel d’étouffement lorsqu’ils sont consommés sans précaution.

Qu’est-ce qu’un mochi ?

Le mochi (餅) est une préparation traditionnelle japonaise obtenue à partir de riz gluant (mochigome) cuit à la vapeur puis longuement pilé jusqu’à obtenir une pâte élastique et collante.

Cette pâte est ensuite façonnée sous différentes formes :

  • petites boules sucrées ;
  • gâteaux fourrés à la pâte de haricots rouges ;
  • desserts modernes ;
  • morceaux destinés à être intégrés dans des soupes.

Au Japon, le mochi est particulièrement associé au Nouvel An (Shōgatsu), période durant laquelle les familles en consomment en grande quantité.

Pourquoi les mochis sont-ils dangereux ?

La texture même du mochi est à l’origine du problème.

Contrairement à un gâteau classique, il est :

  • extrêmement élastique ;
  • très collant ;
  • difficile à mâcher ;
  • difficile à avaler rapidement.

Lorsqu’un morceau est insuffisamment mastiqué, il peut se coincer dans la gorge et obstruer les voies respiratoires.

Les personnes les plus exposées sont :

  • les personnes âgées ;
  • les jeunes enfants ;
  • les personnes ayant des difficultés de mastication ou de déglutition.

Une tradition qui provoque des accidents chaque année

Chaque année au Japon, plusieurs dizaines de personnes doivent être prises en charge par les services de secours après avoir avalé des mochis.

Pendant les fêtes du Nouvel An, les pompiers et les autorités sanitaires diffusent systématiquement des messages de prévention rappelant les bons gestes à adopter.

Les recommandations sont simples :

  • couper les mochis en petits morceaux ;
  • les mâcher longuement ;
  • manger lentement ;
  • surveiller les jeunes enfants ;
  • aider les personnes âgées pendant le repas.

Malgré ces campagnes d’information, des accidents parfois mortels continuent malheureusement d’être signalés.

Le mochi dans la soupe ozōni

L’une des façons les plus courantes de consommer le mochi lors du Nouvel An est dans l’ozōni (お雑煮).

Cette soupe traditionnelle varie selon les régions du Japon, mais elle contient généralement :

  • un bouillon léger ;
  • des légumes ;
  • parfois du poulet ou du poisson ;
  • un ou plusieurs morceaux de mochi.

Une fois chauffé dans le bouillon, le mochi devient encore plus souple et collant, ce qui augmente le risque s’il n’est pas correctement mastiqué.

Un symbole incontournable du Nouvel An

Malgré ces risques, le mochi reste profondément associé à la culture japonaise.

Avant les fêtes, de nombreuses communautés organisent encore des cérémonies de mochitsuki, durant lesquelles le riz est pilé traditionnellement à l’aide d’un grand mortier en bois et d’un lourd maillet.

Ces événements festifs rassemblent souvent plusieurs générations autour d’un savoir-faire ancestral.

Un délice à déguster avec prudence

Le mochi demeure l’une des spécialités les plus appréciées du Japon. Sa texture unique et sa forte dimension culturelle en font un incontournable des festivités du Nouvel An. Toutefois, cette gourmandise demande certaines précautions, en particulier pour les enfants et les personnes âgées.

Comme le rappellent chaque année les autorités japonaises : un mochi se savoure lentement, en petites bouchées et après avoir été soigneusement mâché.

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