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Nintendo vs Sega : qui a vraiment gagné la guerre des consoles ?

Nintendo vs Sega : qui a vraiment gagné la guerre des consoles ?

Il y a des guerres commerciales dont on connaît le vainqueur avant même d’avoir posé la question.

Coca-Cola contre Pepsi. Apple contre Microsoft. Et puis il y a Nintendo contre Sega, probablement l’une des rivalités les plus passionnantes de l’histoire du jeu vidéo.

Trente ans après, les deux camps continuent pourtant de raconter l’histoire à leur manière. Les fans Nintendo rappellent les ventes de la Super Nintendo, les Mario, les Zelda et la solidité de l’entreprise. Les anciens joueurs Sega, eux, se souviennent surtout d’une époque où le hérisson bleu pouvait réellement donner l’impression que Nintendo allait perdre son trône.

Alors, qui a gagné ?

Nintendo.

Il n’y a finalement pas beaucoup de suspense si l’on regarde l’ensemble de l’histoire et surtout ce qui s’est passé après la génération 16 bits.

Mais ce serait une erreur de réduire cette guerre à un simple « Nintendo a vendu plus de consoles, donc Nintendo a gagné ».

Parce que ce qui rend cette rivalité exceptionnelle, c’est justement que Sega a été suffisamment fort pour transformer une domination presque incontestée en véritable duel.

Et pendant quelques années, Nintendo a sérieusement dû se battre.

Avant Sega, Nintendo était le patron

Pour mesurer la performance de Sega, il faut comprendre la situation au départ.

À la fin des années 1980, Nintendo est un mastodonte.

La NES a largement dominé la troisième génération de consoles, particulièrement au Japon et en Amérique du Nord. Après le krach du jeu vidéo de 1983, Nintendo a pratiquement reconstruit le marché américain autour de sa machine.

Et Nintendo a compris quelque chose d’essentiel : vendre une console, ce n’est pas seulement vendre du matériel.

Il faut contrôler l’écosystème.

Il faut avoir les jeux.

Il faut avoir les personnages.

Il faut convaincre les parents.

Il faut rassurer les distributeurs.

Il faut donner aux joueurs une bonne raison de revenir.

Nintendo a tout cela.

Et surtout, Nintendo possède Mario.

Le personnage est déjà une immense vedette.

À l’époque, Sega doit donc trouver une manière de s’attaquer à une entreprise qui paraît presque intouchable.

La solution va être aussi simple qu’efficace :

ne pas essayer d’être Nintendo.

Sega comprend qu’il existe une génération de joueurs à récupérer

La grande idée de Sega est de comprendre que les enfants qui ont grandi avec la NES sont en train de grandir.

Ils ont désormais 10, 12, 14 ans.

Ils jouent toujours.

Mais ils commencent à trouver Nintendo un peu trop enfantin.

C’est là que Sega positionne la Mega Drive, puis la Genesis aux États-Unis, comme la console de la nouvelle génération.

Et cette stratégie va devenir beaucoup plus importante que les caractéristiques techniques de la machine.

Sega ne vend pas simplement une console 16 bits.

Sega vend une identité.

Une identité plus agressive.

Plus adolescente.

Plus provocatrice.

Et surtout opposée à Nintendo.

« Genesis does what Nintendon’t »

Avec le recul, certaines publicités de Sega sont presque caricaturales.

Mais il faut reconnaître une chose : elles ont marqué leur époque.

Sega attaque directement Nintendo.

La Genesis est plus rapide.

Elle est plus « adulte ».

Elle est plus cool.

Elle est plus agressive.

Nintendo devient presque l’ancien monde.

Sega représente le nouveau.

Le slogan « Genesis does what Nintendon’t » résume parfaitement cette stratégie.

Nintendo n’est plus le standard.

Il devient l’adversaire à battre.

Et Sega ne se contente pas de communiquer sur ses jeux.

Il communique sur le fait de ne pas être Nintendo.

C’est une nuance fondamentale.

Puis Sonic débarque et change tout

Mais le marketing ne suffit pas.

Sega a besoin d’un personnage capable de rivaliser avec Mario.

Et en 1991 arrive Sonic.

Le hérisson bleu va devenir le symbole de Sega.

Mario saute.

Sonic court.

Mario est sympathique.

Sonic est insolent.

Mario donne l’impression d’être intemporel.

Sonic donne l’impression d’être moderne.

Le personnage est parfaitement adapté au positionnement de Sega.

Et surtout, Sonic the Hedgehog est un excellent jeu.

C’est important de le rappeler.

Sonic n’est pas devenu célèbre uniquement parce que Sega a dépensé de l’argent en publicité.

Le jeu propose une expérience rapide, fluide et immédiatement accessible.

Et la vitesse devient l’argument parfait face à Nintendo.

Sega peut désormais répondre à Mario avec son propre héros.

Pour la première fois, Nintendo n’a plus seulement un concurrent.

Il a un concurrent qui possède une mascotte capable de rivaliser avec la sienne.

La Mega Drive prend réellement le pouvoir aux États-Unis

C’est là que le mythe Nintendo tout-puissant doit être corrigé.

Pendant une partie importante de la génération 16 bits, Sega domine le marché américain.

La Genesis bénéficie de son arrivée anticipée, d’une communication agressive, d’un prix compétitif et d’un catalogue particulièrement adapté au public occidental.

La situation est suffisamment sérieuse pour que Nintendo soit obligé de répondre directement.

Et Nintendo va le faire avec ses propres armes.

Pas en essayant de devenir Sega.

Mais en utilisant ce qu’il sait faire mieux que personne.

Ses jeux.

Nintendo contre-attaque avec Super Mario World

La Super Nintendo arrive avec Super Mario World.

Et c’est une réponse parfaitement Nintendo.

Pas besoin de crier.

Pas besoin de publicité agressive.

Pas besoin d’expliquer pendant trois minutes pourquoi le processeur est plus puissant.

Il suffit de montrer le jeu.

Et derrière Super Mario World, Nintendo va progressivement construire un catalogue absolument redoutable.

The Legend of Zelda: A Link to the Past.

Super Metroid.

Super Mario Kart.

F-Zero.

Yoshi’s Island.

Donkey Kong Country.

Et ce catalogue pose un problème à Sega.

Parce que Sega a Sonic.

Mais Nintendo possède une véritable galaxie de licences.

Et c’est probablement là que se trouve la différence

Sega a parfaitement compris comment créer une mascotte.

Nintendo a compris comment créer des univers capables de survivre à plusieurs générations.

C’est beaucoup plus difficile.

Sonic peut vendre une console.

Mais Nintendo peut vendre une console avec Mario.

Puis une autre avec Zelda.

Puis une autre avec Mario Kart.

Puis une autre avec Pokémon.

Puis une autre avec Smash Bros.

Cette capacité à renouveler les raisons d’acheter une machine constitue l’une des grandes forces historiques de Nintendo.

Sega n’a jamais réussi à construire un portefeuille équivalent.

Le problème de Sega : vouloir gagner la guerre technologique

Sega va pourtant continuer à exploiter son avantage d’image.

La Genesis possède effectivement un processeur principal plus rapide que celui de la Super Nintendo.

Et Sega transforme cette différence en argument marketing avec le fameux « Blast Processing ».

Le problème est que le consommateur ne joue pas avec une fiche technique.

Il joue avec des jeux.

Et Nintendo va progressivement démontrer que l’on peut obtenir des résultats impressionnants avec son matériel.

Donkey Kong Country est un excellent exemple.

Lorsque Rare dévoile les graphismes pré-rendus du jeu, la Super Nintendo paraît soudainement beaucoup plus moderne.

Nintendo vient de retourner contre Sega son propre discours.

Sega disait :

« Regardez comme notre machine est puissante. »

Nintendo répond :

« Regardez ce qu’on arrive à faire avec la nôtre. »

Mortal Kombat montre aussi les limites du positionnement de Nintendo

La guerre n’est cependant pas seulement technologique.

Elle est aussi culturelle.

Et Mortal Kombat va devenir un cas emblématique.

Le jeu est extrêmement violent pour son époque.

Sega et Nintendo adoptent des approches différentes concernant la version console.

Sega permet davantage de contenu violent, tandis que Nintendo choisit une approche plus restrictive.

Sur le papier, Nintendo protège son image familiale.

Mais Sega obtient exactement ce qu’il veut :

une occasion supplémentaire de dire aux adolescents : « Nous, on vous laisse jouer à la vraie version. »

Ce type de communication contribue à renforcer l’identité de Sega.

Et il participe également à une évolution plus générale du jeu vidéo.

Le public adolescent devient incontournable.

Les jeux vidéo ne sont plus seulement perçus comme un loisir destiné aux enfants.

En Europe, Sega a laissé une empreinte énorme

Il faut également éviter de raconter cette histoire uniquement avec le prisme américain ou japonais.

En Europe, la Mega Drive a été extrêmement importante.

Pour beaucoup de joueurs européens ayant grandi au début des années 1990, Sega n’était absolument pas le petit challenger sympathique.

Sega était une puissance.

La Mega Drive était partout.

Dans les magasins.

Dans les publicités.

Dans les catalogues.

Dans les chambres.

Et son catalogue correspondait particulièrement bien au public occidental.

Streets of Rage.

Golden Axe.

Shinobi.

Sonic.

Ecco the Dolphin.

Road Rash.

Virtua Racing.

Altered Beast.

Et évidemment les jeux de sport.

Sega avait une identité très forte en Europe.

C’est d’ailleurs pour cela que la disparition de Sega du marché des consoles a été vécue comme une véritable petite tragédie par toute une génération.

La Super Nintendo finit pourtant par prendre l’avantage

Au niveau mondial, la Super Nintendo est finalement devant.

Les chiffres généralement retenus donnent environ 49 millions de Super Nintendo vendues, contre environ 30,75 millions de Mega Drive/Genesis.

Il existe des variations selon les marchés et les méthodes de comptabilisation, notamment concernant certaines ventes régionales, mais l’ordre de grandeur ne change pas le verdict.

Nintendo termine donc devant.

Mais la véritable différence apparaît surtout lorsqu’on regarde ce que deviennent les deux entreprises ensuite.

Et là, la victoire de Nintendo devient incontestable.

Parce que Sega ne perd pas seulement une génération

C’est probablement le point le plus important.

Une guerre des consoles ne se juge pas uniquement sur une période de cinq ou six ans.

Elle se juge aussi sur la capacité à continuer.

Et Sega commence à multiplier les décisions discutables.

Le Mega-CD.

Le 32X.

La Saturn.

Puis la Dreamcast.

Pris séparément, certains de ces produits ont de vraies qualités.

Le problème est l’ensemble.

Le consommateur ne sait plus toujours où se situe Sega.

Il achète une Mega Drive.

Puis un Mega-CD.

Puis éventuellement un 32X.

Et voilà qu’arrive une nouvelle console.

Cette multiplication des machines et extensions fragilise progressivement la confiance dans la marque.

La Saturn : le rendez-vous manqué

La Saturn aurait pu être une excellente console.

Elle possède de très grands jeux.

Mais Sega arrive dans une période où l’industrie change profondément.

Sony entre sur le marché.

Et Sony ne joue pas exactement avec les mêmes règles.

La PlayStation est plus facile à programmer pour la 3D.

Elle séduit énormément d’éditeurs.

Elle bénéficie d’une communication extrêmement efficace.

Et surtout, Sony comprend parfaitement que le jeu vidéo est en train de changer de public.

Sega se retrouve donc coincé.

Nintendo possède ses licences.

Sony possède une nouvelle machine très séduisante.

Et Sega commence à perdre sa position.

Sony gagne finalement une guerre que Sega avait contribué à inventer

C’est presque ironique.

Sega avait contribué à transformer les consoles en produits cools destinés aux adolescents et aux jeunes adultes.

Puis Sony arrive et récupère précisément cette génération.

La PlayStation devient la console d’une génération qui a grandi.

Et Sega ne parvient pas à conserver la position qu’il avait conquise.

Nintendo, lui, possède une autre stratégie.

Il accepte de ne pas forcément suivre Sony sur son terrain.

Nintendo devient progressivement différent.

C’est ce qui lui permettra de survivre.

La Dreamcast : la dernière grande tentative

Et puis arrive la Dreamcast.

Et là, franchement, il faut rendre hommage à Sega.

La Dreamcast est une formidable machine.

Elle arrive en avance sur son temps.

Elle intègre une connexion réseau.

Elle possède une architecture intéressante.

Elle propose des jeux remarquables.

Soulcalibur.

Shenmue.

Crazy Taxi.

Jet Set Radio.

Skies of Arcadia.

Power Stone.

Et évidemment Sonic Adventure.

Le problème n’est plus vraiment la qualité.

Le problème est la confiance.

Après la Saturn, Sega doit convaincre les consommateurs qu’il est là pour longtemps.

Et il n’y arrive pas.

En 2001, Sega annonce l’arrêt de la Dreamcast et abandonne définitivement la fabrication de consoles pour devenir éditeur de jeux.

Et là, le verdict historique est sans appel.

Nintendo est toujours là.

Sega ne fabrique plus de consoles.

C’est là que Nintendo gagne réellement

Pas en 1992.

Pas avec Super Mario World.

Pas même avec Donkey Kong Country.

Nintendo gagne véritablement lorsque l’on regarde l’histoire sur plusieurs décennies.

La société a survécu.

Elle a continué à fabriquer des consoles.

Elle a connu des échecs.

Elle a connu des succès.

Elle a parfois pris des directions étranges.

Mais elle est restée un constructeur.

Sega, lui, a quitté le marché.

C’est la différence entre une victoire sur une génération et une victoire historique.

Mais Sega a gagné quelque chose que Nintendo n’a jamais vraiment eu

Et c’est là que les fans Sega ont parfaitement le droit de revendiquer leur propre victoire.

Sega a créé une identité.

Une vraie.

Une identité qui est encore incroyablement forte aujourd’hui.

Quand on voit un logo Sega, on pense immédiatement à une époque.

À Sonic.

À la Mega Drive.

Aux publicités provocatrices.

À Streets of Rage.

À Shinobi.

À Virtua Fighter.

À Crazy Taxi.

À la Dreamcast.

Sega a réussi à faire ressentir quelque chose.

Et c’est très difficile à mesurer dans un tableau Excel.

Sonic n’a jamais vraiment cessé d’être important

Il y a d’ailleurs une ironie dans cette histoire.

Sega a perdu le marché des consoles.

Mais Sonic a survécu.

Et le personnage est devenu suffisamment important pour continuer à exister sans console Sega.

C’est peut-être l’un des plus grands succès de l’entreprise.

Mario reste associé à Nintendo.

Sonic peut apparaître partout.

Jeux vidéo.

Cinéma.

Produits dérivés.

Collaborations.

Sonic n’est plus seulement la mascotte d’une console disparue.

Il est devenu une marque mondiale.

Et quelque part, Sega a réussi à créer ce que peu d’entreprises parviennent à créer :

un personnage qui a survécu à son propre constructeur.

Alors, qui a gagné ?

Soyons clairs.

Sur les ventes mondiales : Nintendo.

Sur la durée : Nintendo.

Sur la capacité à construire un écosystème durable : Nintendo.

Sur la génération 16 bits : Nintendo finit devant, même si Sega a dominé certains marchés pendant plusieurs années.

Sur l’impact marketing : Sega a marqué un énorme coup.

Sur l’identité de marque : Sega a été exceptionnel.

Sur la capacité à faire croire que Nintendo pouvait perdre : Sega, sans discussion.

Et c’est précisément pour cela que la guerre reste aussi mythique.

Sega n’était pas le perdant que racontent parfois les chiffres

Si l’on regarde simplement les ventes, Sega a perdu.

Mais si l’on regarde son influence, le tableau est différent.

Avant Sega, Nintendo pouvait quasiment dicter les règles.

Après Sega, Nintendo a compris qu’il devait se battre.

Sega a contribué à faire évoluer le marketing du jeu vidéo.

Il a participé à l’arrivée d’un public adolescent et jeune adulte.

Il a montré qu’une console pouvait avoir une identité agressive et provocatrice.

Il a créé Sonic.

Il a popularisé des licences qui sont encore connues aujourd’hui.

Et il a laissé une empreinte culturelle énorme.

Le plus grand gagnant reste peut-être le joueur

Parce qu’il faut aussi se rappeler de ce que cette concurrence a produit.

Sans Sega, Nintendo aurait-il poussé aussi fort ?

Sans Nintendo, Sega aurait-il été aussi agressif ?

Sans cette rivalité, aurait-on connu certaines campagnes publicitaires ?

Aurait-on eu cette compétition permanente pour les jeux et les exclusivités ?

Aurait-on vu autant d’innovations ?

Probablement pas sous la même forme.

La concurrence oblige les entreprises à se dépasser.

Et pendant quelques années, Nintendo et Sega se sont mutuellement poussés dans leurs retranchements.

Le joueur, lui, avait deux excellentes consoles entre lesquelles choisir.

Deux philosophies.

Deux mascottes.

Deux univers.

Deux façons de concevoir le jeu vidéo.

C’était probablement l’une des meilleures périodes pour être joueur.

Nintendo a gagné. Mais Sega a rendu la victoire difficile.

C’est finalement le meilleur résumé.

Nintendo a gagné la guerre.

Les chiffres, la longévité et l’histoire de l’industrie ne laissent pas vraiment de place au doute.

Mais Sega a fait quelque chose de remarquable : il a transformé Nintendo en adversaire.

Pendant plusieurs années, Nintendo n’était plus simplement Nintendo.

C’était Nintendo contre Sega.

Mario contre Sonic.

Super Nintendo contre Mega Drive.

Le gentil plombier contre le hérisson insolent.

Et derrière les deux personnages, deux visions du jeu vidéo s’affrontaient.

Nintendo voulait construire des univers capables de traverser les générations.

Sega voulait être la marque cool, rapide et provocatrice de son époque.

Sur le long terme, Nintendo avait probablement le meilleur modèle.

Mais sur le terrain de la personnalité, Sega a laissé une trace exceptionnelle.

Alors oui.

Nintendo a gagné.

Mais si vous étiez un gamin au début des années 1990, manette Mega Drive en main, à entendre Sega vous répéter que Nintendo était dépassé, vous n’aviez absolument pas l’impression d’être dans le camp des perdants.

Et c’est probablement là que réside la magie de cette guerre.

Nintendo a remporté les chiffres. Sega a remporté une place dans la mémoire.

Et trente ans plus tard, il suffit de prononcer trois mots — Nintendo, Sega, Sonic — pour comprendre que cette bataille n’est toujours pas complètement terminée dans la tête de ceux qui l’ont vécue.

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