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Les 10 plus beaux endroits à visiter au Japon au moins une fois dans sa vie

Les 10 plus beaux endroits à visiter au Japon au moins une fois dans sa vie

Le Japon est souvent résumé à quelques images : les néons de Tokyo, les temples de Kyoto, les cerisiers en fleurs et le mont Fuji.

Ce serait pourtant passer à côté d’une grande partie de ce qui fait la beauté de l’archipel.

Car le Japon est un pays de contrastes. En quelques heures, on peut quitter une mégalopole de plusieurs millions d’habitants, traverser des rizières, longer une côte sauvage et se retrouver au pied d’une montagne couverte de neige. Il existe des villages où le temps semble s’être arrêté, des forêts presque irréelles, des îles baignées par les eaux de la mer intérieure de Seto et des paysages volcaniques qui rappellent que le Japon se trouve au cœur de l’une des zones géologiques les plus actives de la planète.

Alors, où aller lorsqu’on prépare un voyage au Japon ?

Il n’existe évidemment pas de classement objectif des plus beaux endroits du pays. La beauté dépend de la saison, de la météo et surtout de ce que l’on recherche. Mais certains lieux possèdent ce petit quelque chose qui justifie largement plusieurs heures de train, voire un avion supplémentaire.

Voici dix endroits qui méritent réellement une place dans un itinéraire au Japon.

1. Kyoto, pour découvrir le Japon que l’on imaginait avant de partir

S’il ne fallait choisir qu’une seule ville pour découvrir le Japon traditionnel, ce serait probablement Kyoto.

L’ancienne capitale impériale possède une concentration exceptionnelle de temples, sanctuaires, jardins et quartiers historiques. Mais ce qui rend Kyoto aussi attachante, ce n’est pas uniquement la beauté de ses monuments. C’est la manière dont ils s’intègrent dans la ville.

À Gion, une ruelle étroite peut déboucher sur un petit sanctuaire. À Higashiyama, les maisons traditionnelles côtoient les boutiques et les restaurants. À Arashiyama, les collines boisées remplacent progressivement les immeubles.

Et puis il y a les saisons.

Kyoto au printemps n’est pas Kyoto en novembre. Les cerisiers transforment certains quartiers en tableaux roses tandis que l’automne apporte des rouges et des oranges spectaculaires autour des temples.

Le piège serait cependant de vouloir tout voir.

Fushimi Inari, Kiyomizu-dera, Kinkaku-ji et Arashiyama sont incontournables, mais Kyoto mérite aussi que l’on se perde un peu. C’est souvent dans une rue sans nom ou devant un petit temple presque désert que l’on ressent le mieux l’atmosphère de l’ancienne capitale.

Combien de temps ? Trois à quatre jours minimum.

2. Tokyo, parce qu’aucune autre ville japonaise ne lui ressemble

Tokyo n’est pas la ville que l’on choisit pour son architecture homogène ou ses monuments historiques.

Elle est fascinante précisément parce qu’elle refuse d’être homogène.

Shibuya et ses écrans géants n’ont quasiment rien à voir avec les petites rues d’Asakusa. Shinjuku donne parfois l’impression d’être une ville futuriste tandis qu’Ueno conserve une atmosphère beaucoup plus tranquille. Quelques stations de métro suffisent pour changer complètement d’univers.

C’est cette juxtaposition qui fait la force de Tokyo.

On peut passer une matinée dans un sanctuaire entouré d’arbres, manger dans un minuscule restaurant puis se retrouver quelques heures plus tard au milieu des gratte-ciel.

Et Tokyo ne se visite pas uniquement avec une liste de monuments.

Il faut marcher.

Prendre le métro au hasard.

Entrer dans un konbini.

Explorer les petites rues.

S’asseoir dans un parc.

Regarder la ville changer de visage lorsque la nuit tombe.

Tokyo n’est peut-être pas la plus belle ville du Japon au sens classique du terme.

Mais elle est certainement l’une des plus fascinantes.

Combien de temps ? Quatre à cinq jours pour une première découverte.

3. Miyajima, lorsque la montagne rencontre la mer

Il existe des endroits dont une seule image suffit à reconnaître le pays.

Miyajima en fait partie.

Le grand torii du sanctuaire d’Itsukushima semble flotter sur l’eau lorsque la marée est haute. Derrière lui se dressent les montagnes de l’île, créant un décor presque trop parfait.

Mais réduire Miyajima à son torii serait dommage.

L’île mérite d’être explorée à pied, notamment en prenant de la hauteur vers le mont Misen. Depuis les hauteurs, le paysage s’ouvre sur la mer intérieure de Seto et ses innombrables îles.

Miyajima est aussi l’un des endroits où il est particulièrement agréable de rester après le départ des visiteurs à la journée.

Lorsque les rues se vident en fin d’après-midi, l’île change complètement d’atmosphère.

Les daims se promènent toujours dans les rues, les lanternes commencent à s’allumer et le sanctuaire prend une autre dimension.

Pour profiter pleinement du lieu, passer une nuit sur l’île est une excellente idée.

Combien de temps ? Une journée au minimum, une nuit si possible.

4. Hakone, pour voir le mont Fuji autrement

À seulement quelques heures de Tokyo, Hakone offre un changement de décor radical.

Ici, les gratte-ciel disparaissent et laissent place aux montagnes, aux forêts et au lac Ashi.

Hakone est particulièrement intéressante pour les voyageurs qui souhaitent combiner nature et détente. La région est réputée pour ses sources chaudes et ses ryokan, ces auberges traditionnelles japonaises où l’on peut parfois dormir sur un futon et profiter d’un onsen.

Et bien sûr, il y a le mont Fuji.

Lorsque la météo est favorable, sa silhouette apparaît au-dessus du lac Ashi.

Mais attention : le Fuji est un maître dans l’art de disparaître derrière les nuages. Prévoir un voyage à Hakone uniquement pour obtenir LA photo parfaite du volcan est donc risqué.

Le mieux est de considérer le Fuji comme un bonus.

Le véritable intérêt de Hakone réside dans l’expérience : marcher dans la montagne, prendre un bateau sur le lac, découvrir Owakudani et terminer la journée dans un bain chaud.

Combien de temps ? Une à deux nuits.

5. Nara, le Japon au milieu des daims

Nara est souvent présentée comme « la ville des daims ».

C’est vrai.

Mais c’est très loin de raconter toute l’histoire.

Ancienne capitale du Japon, Nara possède certains des monuments historiques les plus impressionnants du pays. Le Todai-ji, notamment, abrite une immense statue de Bouddha et fait partie des monuments les plus célèbres de la ville.

Le parc de Nara constitue cependant une expérience assez unique.

Les daims y circulent librement parmi les visiteurs. On peut les voir devant les temples, traverser les chemins ou attendre tranquillement qu’un touriste leur donne une galette spéciale.

Le cadre naturel est également superbe, notamment lorsque les couleurs d’automne apparaissent.

Nara est facilement accessible depuis Kyoto ou Osaka, ce qui en fait une étape simple à intégrer dans un voyage.

Mais ne commettez pas l’erreur de lui consacrer seulement deux heures.

Prenez une journée entière.

Combien de temps ? Une journée.

6. Shirakawa-go, le village japonais sous la neige

Si Kyoto représente le Japon traditionnel urbain, Shirakawa-go en représente une version beaucoup plus rurale.

Le village est célèbre pour ses maisons traditionnelles aux gigantesques toits de chaume, conçus pour résister aux importantes chutes de neige de la région.

Et lorsqu’il neige, le décor devient spectaculaire.

Les toits disparaissent presque sous la poudreuse, les montagnes entourent le village et les maisons éclairées donnent l’impression d’avoir été sorties d’un conte.

Shirakawa-go est cependant victime de sa propre beauté.

Le site attire désormais énormément de visiteurs, particulièrement en hiver. Ceux qui souhaitent profiter d’une atmosphère plus paisible ont donc intérêt à éviter les périodes les plus fréquentées ou à dormir dans la région.

Car Shirakawa-go n’est pas un endroit à simplement photographier.

Il faut marcher dans les petites rues, regarder les anciennes maisons et prendre le temps d’observer la vallée.

Combien de temps ? Une journée, ou une nuit pour vraiment profiter du lieu.

7. Kamikochi, au cœur des Alpes japonaises

Pour découvrir le Japon côté montagne, Kamikochi est difficile à battre.

Située dans les Alpes japonaises, dans la préfecture de Nagano, la vallée est entourée de sommets imposants et traversée par la rivière Azusa.

Le paysage est spectaculaire mais étonnamment paisible.

Les eaux de la rivière sont limpides, les forêts entourent les sentiers et les montagnes restent omniprésentes.

Le célèbre pont Kappabashi est l’un des points de vue emblématiques de Kamikochi, mais le meilleur moyen de découvrir la région reste encore de marcher.

En automne, les couleurs des arbres donnent une dimension supplémentaire au paysage.

Kamikochi est aussi une excellente option pour ceux qui veulent sortir des circuits Tokyo-Kyoto-Osaka.

Le Japon que l’on découvre ici n’a plus grand-chose à voir avec celui des grandes villes.

Combien de temps ? Une à deux journées.

8. Hiroshima et Miyajima, un voyage entre mémoire et beauté

Hiroshima n’est pas une destination que l’on choisit uniquement pour ses paysages.

Et c’est précisément pour cela qu’elle mérite sa place dans un voyage au Japon.

Le Dôme de la bombe atomique, le parc du Mémorial de la Paix et le musée consacré à l’histoire de la ville constituent une étape importante, parfois difficile, mais essentielle pour comprendre le Japon contemporain.

Il faut prendre le temps de visiter ces lieux.

Puis, à quelques kilomètres, Miyajima offre un contraste presque saisissant.

Après l’histoire et le recueillement, on retrouve les montagnes, la mer et les sanctuaires.

Associer Hiroshima et Miyajima permet donc de découvrir deux visages totalement différents du Japon au cours de la même étape.

Combien de temps ? Deux jours sont idéaux.

9. Le mont Fuji et les cinq lacs, la carte postale devenue réalité

Il fallait évidemment lui réserver une place.

Le mont Fuji est probablement le paysage japonais le plus immédiatement reconnaissable.

Mais pour l’admirer, mieux vaut parfois ne pas chercher à monter dessus.

La région des cinq lacs offre certains des plus beaux points de vue sur le volcan. Le lac Kawaguchi est notamment réputé pour ses panoramas.

Au printemps, les cerisiers peuvent encadrer le Fuji.

À l’automne, les érables apportent leurs couleurs rouges et orangées.

En hiver, le sommet enneigé ressort encore davantage.

Et certains matins, lorsque le vent est faible, le volcan se reflète parfaitement dans l’eau.

Le problème est toujours le même : le Fuji décide lui-même s’il veut être photographié.

Les nuages peuvent apparaître rapidement.

C’est pourquoi une nuit sur place est préférable à une simple excursion de quelques heures depuis Tokyo.

Et lorsqu’il se dévoile enfin, on comprend immédiatement pourquoi cette montagne occupe une place aussi particulière dans la culture japonaise.

Combien de temps ? Une à deux nuits.

10. Yakushima, la forêt japonaise qui semble appartenir à un autre monde

Et pour terminer, pourquoi ne pas aller complètement à l’écart des itinéraires classiques ?

Direction Yakushima.

Cette île située au sud de Kyushu est célèbre pour ses forêts anciennes, ses cèdres gigantesques et sa végétation particulièrement dense.

Ici, le paysage ne ressemble plus au Japon des cartes postales.

Pas de gratte-ciel.

Pas de grandes avenues.

Pas de foule.

À certains endroits, les arbres sont couverts de mousse et les racines semblent avoir fusionné avec les rochers.

L’ambiance est presque irréelle.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les paysages de Yakushima ont contribué à inspirer l’univers visuel de Princesse Mononoké.

Le sentier de Shiratani Unsuikyo est notamment célèbre pour ses forêts de mousse.

Yakushima demande davantage d’organisation et de temps qu’une excursion à Nara ou Hakone. Mais pour les voyageurs qui aiment la nature, c’est probablement l’une des expériences les plus mémorables que l’on puisse vivre au Japon.

Combien de temps ? Trois jours minimum.

Et si vous ne pouviez en choisir que cinq ?

Dix destinations, c’est déjà beaucoup. Et tout le monde n’a pas la possibilité de partir trois semaines.

Pour un premier voyage au Japon, je privilégierais donc :

Tokyo → Hakone → Kyoto → Nara → Hiroshima/Miyajima

Cet itinéraire permet de découvrir une énorme partie de ce qui rend le Japon unique : la démesure de Tokyo, les montagnes et les onsens de Hakone, le patrimoine de Kyoto, l’histoire de Nara et Hiroshima, et les paysages de Miyajima.

Pour un deuxième voyage, en revanche, il serait dommage de refaire exactement le même parcours.

C’est là que des destinations comme Kamikochi, Shirakawa-go ou Yakushima prennent tout leur sens.

Elles permettent de découvrir un Japon beaucoup plus sauvage et beaucoup moins urbain.

Le plus beau Japon n’est pas forcément celui que l’on voit sur Instagram

C’est peut-être la chose la plus importante à retenir.

Les endroits les plus photographiés du Japon sont évidemment magnifiques. Le Fuji est magnifique. Kyoto est magnifique. Miyajima est magnifique.

Mais le pays possède une quantité incroyable de paysages qui ne font pas forcément la une des réseaux sociaux.

Une petite route de montagne.

Un village découvert au hasard d’un trajet en train.

Une plage de Kyushu.

Une vallée d’Hokkaido.

Un temple presque désert sous la pluie.

Un lac caché derrière une forêt.

C’est aussi cela, voyager au Japon.

Ne pas passer tout son séjour à courir derrière les lieux les plus célèbres.

Car le Japon a une particularité assez rare : même après avoir vu ses paysages les plus connus, on peut encore avoir l’impression de ne pas avoir vraiment découvert le pays.

Et c’est probablement ce qui donne envie d’y retourner.

Une première fois pour Tokyo, Kyoto, Osaka et le Fuji.

Une deuxième pour les Alpes japonaises et les villages.

Une troisième pour Hokkaido ou Kyushu.

Et ensuite, pourquoi pas, simplement prendre un train et descendre quelques arrêts plus loin que prévu.

C’est parfois là que commence le meilleur voyage.

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