Ninjutsu : art du ninja

Le Ninjutsu (japonais : 忍術), parfois synonyme de Ninpō, est un art martial japonais. Ce terme servait parfois à désigner l'ensemble des tactiques de guerre des ninjas, guerriers-espions du Japon féodal et ayant été surtout actif entre le XIIe et le XVIe siècle

 

ninjutsu

 

De nos jours, de nombreux styles d'arts martiaux modernes se réclament issus du ninjutsu. Bien que l'historicité de leur enseignement et de leur lignée soit controversée, les « ninjutsus modernes » sont souvent influencés par certaines écoles du Bujinkan, école fondée au début des années 1970.

 

Le terme Ninjutsu

La signification du terme Ninjutsu peut être perçue selon différents niveaux de compréhension. Le kanji Nin se lit également Shinobi en japonais et englobe deux concepts. Au premier niveau, il représente l'endurance, la persévérance, la volonté. Au deuxième niveau, le sens devient secret, caché, invisible. En séparant la partie supérieure de Nin on y voit l'idéogramme Ha qui veut dire lame. Pour la partie inférieure, c'est le kanji Shin que l'on découvre qui veut dire esprit, âme, cœur, sentiment. Ce même kanji se lit également Kokoro. Et finalement, le kanji Jutsu signifie art, technique, méthode. Suite à l'analyse du mot Ninjutsu, une traduction globale pourrait être établie en fonction des attentes et des expériences de chacun. En voici quelques-unes :

l'Art de l'invisibilité,

l'Art de l'endurance,

l'Art de la volonté du cœur,

l'Art du contrôle de l'esprit sur le corps,

l'Art des secrets de l'âme,

l'Art de l'Esprit caché.

Le pratiquant de Ninjutsu se nommait Ninja , au même titre que d'autres arts martiaux (Judoka pour le Judo, Karatéka pour le Karaté, Aïkidoka pour l'Aïkido, etc.). Le terme Ja signifiant, l'individu, la personne. Aujourd'hui par respect pour ces gens et sachant que le pratiquant n'est que le reflet de ces ombres, nous n'employons plus le terme Ninja, mais tout simplement "pratiquant de Ninjutsu".

Le Ninjutsu était une véritable contre-culture par rapport au système politique qui s'établissait au Japon à cette époque. C'est la raison pour laquelle, lors du passage des Jutsu "arts ou méthode" au Dô "voie", il n'y a pas eu à proprement parler de "Nindô", toujours considéré comme marginal même après tous ces siècles passés. Par contre, les techniques guerrières du Ninjutsu associées à la philosophie Shintoïste et Bouddhiste, apportera l'émergence du terme Ninpô. Le Ninpô est un art complet qui s'étend à toutes choses, ce qui en fait un art de vie, une méthode de progression physique, technique et spirituelle. Le terme Ninjutsu lui, ne concerne que l'aspect purement technique de l'art martial.

Le pratique du Ninjutsu (ou Ninpô) n'est pas une recherche qui consiste à dominer les autres, ce n'est pas l'agressivité ni la violence gratuite. C'est d'abord se trouver en accord avec les lois de l'Univers, de Dieu, savoir se fondre dans les éléments, déranger le moins possible la nature pour au bout du cheminement, découvrir l'essentiel.

 

Reportage sur le Ninjutsu :

 

Les origines

Il y a de nombreuses théories sur l'origine du ninjutsu. Il existait bien avant qu'il soit codifié et qu'il ne porte un nom. Il est plus que probable qu'il tire son origine des arts martiaux chinois et de leurs espions. Pendant près de cinq siècles, l'histoire du ninjutsu se confond avec celle des Yamabushi (guerriers des montagnes) et d'autres marginaux ayant choisi l'isolement ou l'opposition politique. Ce sont dans les régions d'Iga et Koga qu'ont émergées les premières communautés. Ces communautés vivaient en harmonie avec les lois de la nature, développaient l'accès à la littérature en leur sein.

Le gouvernement et le clergé jaloux de tant d'indépendance, ont envoyé à plusieurs reprises des troupes armées pour les dissiper. Malgré de nombreux massacres, personne ne pu jamais les déloger définitivement au cours des siècles. Ces gens étaient en train de devenir des Ninja, simplement pour défendre un choix de vie. La volonté de survie favorisa la création de techniques très efficaces, même si parfois peu orthodoxes. À cette époque, les Ninja n'étaient pas encore des mercenaires rattachés à un clan, mais des personnes libres.

Des régions d'Iga et de Koga émergeront les chefs Ninja les plus célèbres. Ainsi, Daisuke Nishina qui, défait par les troupes Heike, quitta son village natal de Nagano pour se réfugier dans les replis montagneux d'Iga, dans le petit village de Togakure, dont il prit le nom. Daisuke Togakure (connu aussi sous le nom de Daisuke Nishina) est considéré comme le maître fondateur de Togakure Ry? Ninp?, l'une des écoles les plus célèbres, encore représentée actuellement au Japon par Masaaki Hatsumi son 34e successeur.

Le ninjutsu prendra sa forme définitive parallèlement à la stabilisation politique et à l'unification du Japon. De plus en plus de Ninja vont se faire mercenaires, individuellement ou, plus souvent, par communautés entières pour plusieurs raisons, la principale étant l'obéissance absolue au chef du clan. Le ninjutsu perdit lentement de son âme, mais gagna en technique pure. L'efficacité rapide et directe était désormais la règle absolue.

C'est le 3 novembre 1581 qu'Oda Nobunaga décida de frapper un grand coup, se désolidarisant de la communauté Ninja. Il envahit la province d'Iga avec 46 000 hommes, encerclant une troupe de 4 000 Ninja. Les Ninja étaient devenus un véritable état dans l'état vivant, rassemblés autour du château Hakuho dominant la cité d'Iga. Cela dura une semaine entière mais le nombre finit par avoir raison des Ninja. Des milliers d'entre eux furent tués mais les survivants se dissipèrent et offrirent leurs services aux Daimyo (seigneurs féodaux). Ainsi Nobunaga avait simplement déplacé le problème... en l'amplifiant, car de cette époque les Ninja d'Iga eurent des ramifications dans l'ensemble du pays.

 

iga

 

Autre fait historique, un an seulement après sa victoire, Nobunaga fut tué à Kyoto par son rival Mitsuhide Akechi, qui visait également le pouvoir central. Tokugawa Ieyasu, bras droit de Nobunaga et futur Shogun (chef militaire suprême), dû alors la vie à l'aide inespérée du Ninja Hanzo Hattori, d'une communauté d'Iga, qu'il venait pourtant de combattre. Hattori et ses Ninjas le prirent sous leur protection et lui permirent de franchir les lignes d'Akeuchi, pour regagner son quartier général à Okazaki. Lorsqu'il devint Shogun en 1603, sa protection rapprochée resta assurée par les Ninja d'Hattori.

 

Ecoles (Ninpô Ryû)

L'histoire relate l'existence de 73 traditions de Ninpô Ryû. La grande majorité de ces écoles ont disparues de nos jours, alors que d'autres subsistent encore, conservant une partie plus ou moins importante de leur contenu. La grande majorité de ces traditions toujours existante aujourd'hui, se retrouve dans le Ninpô et le Ninjutsu. On retrouve également certaines traces de ces traditions martiales, en minorité, dans le Nihon Jôjutsu, l'Aikijutsu, le Kenjutsu et quelques autres écoles du Kory Bujutsu.

 

Sensei Toshitsugu Takamatsu

Aujourd'hui le Ninjutsu est pratiqué de façon à renouer avec ses véritables origines tout en s'adaptant au monde actuel. La transmission de cet art très complet a failli disparaître définitivement sous l'Ère Meiji (1868-1912). C'est grâce à Masamitsu Shinryuken Toda et Matsutaro Takakage Ishitani, qui ont su transmettre tout leur savoir à Toshitsugu Takamatsu (de son vrai nom Hisatsugu Takamatsu), que la tradition à pu se poursuivre avec ce dernier. Tadafusa Yoshitaro Mizuta, bien que moins connu, fut également l'un des instructeurs de Toshitsugu Takamatsu. Par ce que le Japon était en pleine révolution culturelle, tous les anciennes traditions, y compris les traditions martiales et surtout celles, comme le Ninjutsu qui n'avait pas "bonne presse", étaient rejetées du revers de la main. Ces traditions, à cette époque, étaient perçues comme un empêchement au progrès. Sensei Ishitani était le 26e Soke (Chef du clan et héritier universel de la tradition) de l'école Kukishinden Ryu Happo Bikenjutsu, appartenant au groupe Iga de Ninjutsu. Il était resté sans élèves ni dojo depuis des années, prêt à accepter que son art n'ait aucun successeur et disparaisse complètement, quand il rencontra le jeune Toshitsugu, fils du propriétaire de l'usine dans laquelle il travaillait à Kobe. Toshitsugu Takamatsu avait déjà appris de son grand père, Masamitsu Shinryuken Toda, les techniques du Koto Ryu Ninpo Koppojutsu et du Shinden Fudo Ryu Dakentaijutsu. Sensei Toda était le 32e Soke de l'école de Togakure Ryu Ninjutsu. Toshitsugu Takamatsu se retrouva donc le jeune héritier des traditions restantes du Ninjutsu. Il se rendit en Chine à l'âge de 21 ans pour explorer les racines de son art. À l'âge de 30 ans, il se retira dans la montagne près de Kyoto et devint prêtre de Tendai Shu, ressuscitant ainsi la tradition du Yamabushi (prêtre guerrier des montagnes) à celle du Ninja; il alliait désormais ses connaissances ésotériques à ses connaissances martiale.

 

Toshitsugu Takamatsu

 

Sensei Takamatsu a bien su mettre en pratique un des premiers principes enseigné dans son art pour la préservation de celui-ci: "l'adaptation en toute circonstance". Comme le démontre un passage du Ninjutsu Hiketsu Bun écrit par Toshitsugu Takamatsu, le dernier Grand Maître Ninja :

- "En ouvrant ses yeux et son esprit, le Ninja peut pleinement suivre le changement subtil des saisons et les lois du ciel, changeant juste de ce qu'il est nécessaire, s'adaptant sans cesse, de sorte qu'à la fin il n'y ait rien qui soit une surprise pour lui." -

 

Sensei Masaaki Hatsumi

Toshitsugu Takamatsu transmit tout son savoir à Masaaki Hatsumi, de son vrai nom Yoshiaki Hatsumi. Masaaki Hatsumi devient donc l'héritier officiel de la tradition du Ninjutsu et nomme son école Bujinkan Budô Taijutsu.

Le dojo principal du Bujinkan se trouve au Japon, à Noda dans la périphérie de Tokyo. Il existe des dojos représentant le Bujinkan partout dans le monde.

La méthode du Bujinkan Dôjô est une compilation de neuf familles d'arts martiaux nommée ryûha.

Le Bujinkan est le nom de l'école qui enseigne aujourd'hui officiellement le Ninjutsu...

 

Bujinkan

 

Sensei Shoto Tanemura

Shoto Tanemura eu comme professeur Toshitsugu Takamatsu, surnomé "Mouko no Tora" (Le Tigre de Mongolie), mais également deux des étudiants séniors de Toshitsugu Takamatsu : Masaji Kimura et Kinbei Sato. Masaaki Hatsumi à également enseigné à son petit cousin, Shoto Tanemura (de son vrai nom Tsunehisa Tanemura). Shoto Tanemura a également bénéficé des enseignements de Yoshio Fukumoto et de Masao Kobayashi.

 

Sensei Fumio Manaka (Sensei Unsui Manaka)

Le Jinenkan a été fondée par Fumio Manaka ("Unsui" de son nom martial). Le but de l'organisation est de permettre aux élèves d'étudier les arts martiaux du Japon ancien librement et sans entrave, sous sa direction. Unsui Manaka fut l'un des plus anciens élèves de Masaaki Hatsumi, de qui il reçu une certification complète (Menkyo Kaiden) dans plusieurs styles anciens (Ryu Ha). Le Jinenkan propose un enseignement en Taijutsu (combat à mains nues), en Bikenjutsu (arts du sabre), en Yarijutsu (lance), en Naginatajutsu (hallebarde), au Tessenjutsu (éventail de fer), au Juttejutsu (matraque), au Kusari Fundo Jutsu (chaîne lestée), au Tantojutsu (couteau), au Bojutsu, Hanbojutsu, Jojutsu (différents types de bâton), et plus encore. Il créa également sa propre synthèse de Kobudo regroupant plusieurs éléments de différents Ryû Ha et qu'il nomma Jinen Ryû Jissen Kobudo.

 

Ninpô Sanjurokkei (Les 36 disciplines du Ninja)

Dans le but d'être un combattant complet, le Ninja étudiait une variété d'arts de la guerre. Pour commencer, il apprenait les 18 catégories d'arts martiaux auxquelles les Samurai s'adonnaient: Bugei Juhappan. Et pour être de véritables spécialistes, il devait maîtriser 18 autres catégories de techniques secrètes: Ninja Juhakkei. Combiné, cet ensemble technique était référé comme étant le: Ninpô Sanjurokkei. L'apprentissage du Ninja n'était jamais restreint à l'apprentissage exclusif du Ninpô Sanjurokkei, le succès requière une compréhension de toutes les formes d'arts martiaux. Voici donc la liste finale du Ninpô Sanjurokkei, car il est noté qu'elle reçu différentes modification au fil des siècles.

D'après les membres du Bujinkan, les 18 disciplines ninja ont d'abord été décrites sur les parchemins de Togakure Ryû, et elles devinrent par la suite communes à toutes les écoles de Ninjutsu.

Ninja Juhakkei

1. Seishinteki Kyôyô (Raffinement spirituel)

2. Taijutsu (Technique de défense à main nue)

3. Kenpô/Bikenjutsu (Technique de sabre)

4. Sôjutsu (Technique de lance)

5. Naginatajutsu (Technique de hallebarde)

6. Bisentojutsu (Technique de hallebarde lourde)

7. Kusarigamajutsu (Technique de faucille et chaîne)

8. Rokushaku B?jutsu (Technique de bâton de 6 pieds)

9. Sanjaku Bojutsu/Han Bojutsu/Jojutsu (Technique de bâton de 4 pieds)

10. Shurikenjustu/Senban Nage Jutsu (Technique des lames de jets)

11. Kishajutsu (Technique de tir à l'arc à cheval)

12. Intonjutsu (Technique spéciale de disparition)

13. Hokojutsu (Technique de marche)

14. Hens?jutsu (Technique de déguisement)

15. Kakushi Buki Jutsu (Technique d'arme secrète)

16. Ninyakujutsu (Technique spéciale de médecine)

17. Gunryaku Heiho (Stratégie)

18. Tenmon Chimon (Stratégie du ciel et de la terre)

Le Ninja Juhakkei était souvent étudié en même temps que le Bugei Juhappan (les 18 disciplines de combats des Samuraïs). Même si certaines de ces disciplines sont les mêmes, leur techniques respectives sont utilisées différemment chez les Samuraïs et les Ninja.

Bugei Juhappan

1. Jojutsu - Kenpo (Technique de défense à main nue)

2. Kenjutsu - Gekkenjutsu (Technique non usuelle de sabre)

3. Iaijutsu - Battojutsu (Technique spéciale de sabre)

4. Kusarifundojutsu (Technique de chaîne lestée)

5. Kusarigamajutsu (Technique de faucille et chaîne)

6. Bojutsu (Technique de bâton 6 pieds)

7. Sojutsu (Technique de lance)

8. Naginatajutsu (Technique de hallebarde)

9. Surien (Nage)

10. Bajutsu (Équitation)

11. Kishajutsu (Technique de tir à l'arc à cheval)

12. Jojutsu (Technique de bâton de 4 pieds)

13. Kyujutsu (Technique de tir à l'arc)

14. Yoroi Kumiuchi (Combat en armure)

15. Hojojutsu (Technique de lien avec corde)

16. Juttejutsu (Technique de tige de fer)

17. Hojutsu (Technique de canon)

18. Nagekenjutsu - Shurikenjutsu (Technique des lames de jets)

 

Le Taijutsu

Le Ninjutsu est un art martial composé d'un amalgame de Ryû Ha (écoles traditionnelles). Les principaux courants de ces écoles ou styles sont le Taijutsu (techniques à mains nues), le Jûjutsu (techniques souples) et le Ninki (techniques d'armes spéciales). L'épine dorsale du Ninjutsu est constituée de ces trois familles de techniques. Le Taijutsu, est quant à lui, constitué de cinq sous divisions qui sont : le Jûtaijutsu, le Dakentaijutsu, le Koppôjutsu, le Kosshijutsu et le Taihenjutsu.

Le Jôtaijutsu constitue l'ensemble des techniques souples du Taijutsu, que ce soit les techniques de projections souples, les techniques de luttes (grappling), les contrôles articulaires, etc. Le Jôtaijutsu est très près du Jôjutsu. En fait, la principale différence de ces deux arts n'est du qu'à leur origines bien distinctes. Le Jôtaijutsu était utilisé par les clans Ninja, le Jôjutsu par les Bushi et les clans de Samurai. L'élite des Samurai, ceux qui faisaient partie de la classe des nobles, utilisait l'Aiki Jôjutsu (ou Aikijutsu).

Le Dakentaijutsu constitue l'ensemble des techniques dures du Taijutsu, que se soit les techniques de frappes, les points vitaux, les techniques de luxations, etc. Le Dakentaijutsu est très près du Kenpô. Le Kenpô est originaire de l'archipel des Ryû kyô, dont Okinawa en est l'île principale. Le Dakentaijutsu lui est typiquement Japonais.

Le Koppôjutsu est un art qui consiste principalement à un ensemble de techniques ayant pour but de briser les os du corps humain. Le Koppôjutsu est comme une sorte de spécialisation du Dakentaijutsu.

Le Kosshijutsu est un art qui consiste principalement à un ensemble de techniques ayant pour but d'attaquer les points vitaux du corps humain. Le Kosshijutsu est devenu une sous spécialisation du Koppôjutsu.

Le Taihenjutsu constitue l'ensemble des techniques d'esquives et d'évasions du Taijutsu. Ces techniques permettent entre autres de se libérer de certain type de projection d'une manière quelque peu acrobatique.

 

Le Ninjutsu aujourd'hui

Toshitsugu Takamatsu a transmit son savoir a Soke Yoshiaki Hatsumi, mieux connu sous le nom de Soke Masaaki Hatsumi et à Soke Shoto Tanemura, de son vrai nom Tsunehisa Tanemura. Les deux organisations majeurs officielles de Ninjutsu que l'on retrouve aujourd'hui sont: le Bujinkan Budo Taijutsu de Masaaki Hatsumi (successeur de Toshitsugu Takamatsu), le Genbukan Ninpo Bugei de Shoto Tanemura (successeur de Kinbei Sato et de Masaji Kimura). Il existe également une autre organisation qui est mineure mais de qualité. C'est celle du Jissen Kobudo Jinenkan de Fumio Manaka, mieux connu sous le nom de Sensei Unsui Manaka. Sensei Unsui Manaka fut l'un des premiers étudiants de Soke Masaaki Hatsumi, bien avant même Shoto Tanemura.

 

Techniques de combat

Le Bujinkan regroupe différentes techniques de combat :

Koppô taijutsu : combat à mains nues utilisant les connaissances anatomiques pour mieux blesser ou maîtriser l'adversaire ;

Ninpô no ken : escrime, dont la pratique du sabre long (daïto) et du sabre court (kodachi) ;

Shinobi kenjutsu : la maîtrise du sabre nintô ;

Yarijutsu, Sojutsu : combat à la lance ;

Shurikenjutsu : lancé d'objets, tranchants (couteaux) ou pas, dont le lancer de la senban (senban nage jutsu), la fameuse étoile à pointes ;

Kajutsu, Kayakujutsu : utilisation du feu (incendie, explosifs, armes à feu) ;

Bisentôjutsu, Naginatajutsu : combat à la hallebarde ;

Kishajutsu : combat et tir à l'arc à cheval ;

Fukiyajutsu : sarbacane ;

Jôjutsu, Bôjutsu, Hanbôjutsu, Rokushakubôjutsu : combat au bâton ;

Suitonjutsu : Nage de combat ;

Shimejutsu : Étranglement ;

Shotenjutsu : Escalade et techniques pour "monter aux cieux" ;

Onshinjutsu : l'art de se déguiser et de devenir invisible ;

 

Disciplines diverses

Ninja no kiai : union des énergies, du souffle (concept sans doute proche de celui développé par l'aïkido) ;

Gunryaku : stratégie militaire;

Tenmon : météorologie, astrologie ;

Tonpô, Goton, Juton : techniques d'évasion ;

Yugei : musique, peinture, danse, art de la politesse et de la conversation...

Torinawajutsu, Hojojutsu : lier l'adversaire avec une corde ;

Kyushojutsu : utilisation des doigts pour frapper les points vitaux ;

Shinobi iri : art de l'infiltration ;

Genjutsu et Yôjutsu : art de l'illusion (s'apparentent à l'hypnose) ;

 

Il faut bien faire la distinction entre : Ninjutsu (l'art historique), Ninpô (l'art spirituel), Budô Taijitsu (synthèse moderne effectuée par Masaaki Hatsumi), Bujinkan (nom de l'école).

 

Source : Ninjutsu

 

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