Ouverture d'un musée à Tokyo en 2018, lancement de voyages touristiques thématiques, fondation d'une académie qui formera de nouvelles recrues, japonaises et pourquoi pas étrangères : les ninjas font leur grand retour au Japon.

 

 

« Nous voulons qu'ils brillent lors des JO de Tokyo de 2020 », confesse Hiroshi Mizohata, président du récent conseil des ninjas de la ville d'Iga, l'un des berceaux historiques de cette discipline extrêmement rigoureuse qui associe l'endurance, la discrétion, l'art et la persévérance.

« Les révéler au monde »

Le premier espion japonais à maîtriser le ninjutsu aurait fait son apparition en 600 avant Jésus-Christ. « Cette technique de survie particulière et de combat est héritée d'un savoir ancestral. Nous avons un devoir de transmission de cette culture », affirme Junichi Kawakami. Dernier ninja du Japon, entraîné depuis l'âge de 6 ans, il est aujourd'hui consultant au sein du conseil des ninjas, aux côtés d'universitaires, d'élus locaux et de représentants du gouvernement.

« Les ninjas sont le mystère, appuie Hiroshi Mizohata, président du conseil d'administration. Ils peuvent se cacher dans l'eau, dans les arbres. Atteindre les plafonds, se réfugier sous les sols. Longtemps, ils sont restés un secret : il est temps de les révéler au monde. »

Par définition, le ninja est pourtant subversif. Pas vraiment sûr qu'il soit taillé pour le rôle de mascotte que semble vouloir lui offrir le conseil. « À Iga, au musée, nous recevons beaucoup de visiteurs étrangers qui se passionnent pour cette culture, balaie Hiroshi Mizohata. Nous voulons les accompagner dans la compréhension de cette tradition qui fait partie du cœur du Japon. »

 

Soiurce : Ouest France

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